
Il suce des pastilles de viande comme une friandise. Dérives, orgasmes, l'histoire prend chute sur le sol des sonorités creuses. Il voudrait s'enfuir pour échapper, pour rendre le surplus de gras de ses artères. Tout devient adipeux, même ses pensées. Il promène son spleen de graisse sur les autres. Ventripotance et flatulence dans les neurones. Une congestion d'idées. Il s'imagine qu'elle le plante avec une lame acérée. Que tout se répand sur le sol, de ses entrailles aux émotions trop contenues. Une explosion sanguinolente comme un porc égorgé. Puis ce cri, ce cri atroce d'une mort qui ne veut pas finir. Son jus, sperme de vie régurgité à l'intérieur même des testicules. Et ce corps posé là, sur l'étale de la boucherie. Une vie rêvé de gros porc bien membré. Le tableau est presque parfait. Elle serait en larme devant l'horreur de son acte et lui ricanerait d'un oeil lascif.