Volubile dérive
C'est toujours le commencement, l'eau s'écoulant dans le corps, qui projette la vie.Ruisseau descend le long de nos entrailles.
L'âme au rencart de la réalité.
Et c'est toujours l'aimant dans ses deux pôles qui attire le fer souillé de rouille.
Tache sur les vaisseaux.
Le ciel au firmament crache des voluptés volubiles.
Des harmonies d'oripeaux.
Danse charnelle, sinueuse délivrance au flux puissant.
Le temps s'échappe à grandes enjambées
Train arrime ses pas sur la cime des arbres
Légères embrasures des canons solaires
Pointent l'organdi d'une fluide texture
Toucher la présence distante de ta peau
Arracher les veines gonflées de plaisir
Rompre l'agonie d'une éjaculation de sens
Nos perceptions troublées dans des gestes désaccordés
Et c'est toujours l'éternité d'une bulle pastorale qui engendre des mondes
Géants traversant des terres étrangères
Nous cabotons sur nos rêves absolus
Et c'est toujours cette main qui saisit votre sexe tendu
Glaive perforant ma fleur humide
Électrique déraison dans les corps
Transis au frisson d'une brûlure émotionnelle
Et c'est toujours la fusion des odeurs qui nous appelle
Sortilège effleurant de sa paume nos esprits
Envoûtement d'un spasme sur nos pores
Et c'est toujours la fracture sauvage qui ouvre les vannes du désir
Le notre, l'unique légende d'une rencontre instinctuelle.
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