Mon étoile sous l'oeil

Publié le par LuNa

http://www.vhl.org/gifs/angio2.jpgFaut-il être pionnier pour trouver la terre? Ce bout de terrain où l'archipel du désir pourra s'étendre à perte de vue. Cet îlot salvateur. Il y a du goût à chercher, à arpenter puis trouver , tout refaire, voyager encore et encore, atteindre, repartir. Il y a du bonheur dans tous les coins. Une part grotesque de sens. Les mots sont une plaie béante où s'échappe une coulée de sang.

La fêlure, toujours la fêlure. Coudre avec du joli fil doré et repartir tout léger. Un nouveau sens, un sanctuaire balayé. Puis les saisons passent, rien ne reste ou si peu.  Dans le mouvement, une étendue de possible. C'est grand l'infini. A l'intérieur, le même schéma. Mécanisme universel au coeur d'une cellule.

Il sera une fois une histoire comme tant d'autre. Il était une autre épopée, un jeune corps flottant sur la déraison. Funeste engeance d'un passé étranger. Il est une fois, c'est aujourd'hui, un solide pavillon dont les sculptures de terre soutiennent les souvenirs flous. La vague au coeur d'une vie diluvienne. Une croûte sous l'oeil d'un amas stellaire, ramification sanguine d'un point profond. Un angiome, une araignée électrocoagulée. Reste la boursouflure du temps qui s'étiole.

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Publié dans Dérives

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