Les instants infidèles

Publié le par LuNa


La comédie de la mort (Bresdin)J'ai toujours aimé collectionner les os. Leurs ombres s'épaississent sous des charivaris ostentatoires. L'arbre et la lune s'amusent avec les consciences trop sages. leurs silhouettes creusent dans le tronc, le gîte des corps putrides.

Un livre ouvert au hasard du cheminement. La nuit instaure les instructions secrètes à l'ombre des statues de bois. Les âmes invitent les fleurs d'automne à se réunir autour du voyage. La lanterne à l'oeil, les chimères s'évaporent dans des fumées illicites, semant le trouble au sein des guerres intestines. L'absence de temps invite au soleil.


 - l'éternité au firmament des égéries soumises -

Les carcasses s'échappent dans des rires tonitruants. Les hommes observent les squelettes faisandés et la fracture dévie de ses prémices. Elles avaient du fil à retordre et les fragments se disloquent dans des combats sans feux. Apaisés, les cerveaux s'offrent au festin des moribonds.

Et pourtant le ruisseau portera l'espoir du germe nouveau.
J'ai toujours aimé collectionner les eaux.

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Publié dans Dérives

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O
Bien sur ! Comme celles de pierre, mais c'est plus lent.
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L
<br /> Un mouvement imperceptible alors...<br /> <br /> <br />
O
Les statues de bois ne sont pas immobiles.
Répondre
L
<br /> Ha oui ?<br /> <br /> <br />