Bréviaire
Le monde est petit et je dérive encore sur des panelles grandioses. Eloquence des mots sans saveur. Je voudrais mourir en ayant bu l'impalpable. Je percerai l'obscur de mon esprit pour en extraire l'élixir. Tous les repères se disloquent. Rien n'est vrai.Il n'y a pas de chute, il n'y a que ce que l'esprit veut bien laisser entendre. Des échos à bout de souffle. Les dogmes moisissent dans la boue mercantile. Les vaisseaux coulent et la mer ravage les résidus putrides pour nourrir une autre forme.
Ainsi tourne le monde.
Perpétuellement le même tourment.
Publicité