Petits mots dans le carnet

Publié le par LuNa

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Le ciel joue à la balançoire avec la cime des arbres.
Gris uniforme, sans strates.
Désir de voyage.
Le bateau vogue, paisible.
Pieds trop grands.
Terre foulée.
Refoulée.



¤

Les mots s'échappent de mes doigts. Extrait de pensée faussé. Le cadre déforme l'absolu.

¤


Gueule de bois. Carnaval de rire et séduction. Le ciel sentait le soleil.  La fanfare de ma nuit blanche ronronne dans ma tête. J'ai des confettis dans mon soutien gorge.

¤


Deux corbeaux planent dans le ciel. Ils cherchent la branche accueillante de l'arbre. Le soleil luit sur leur plumage sombre. Un tableau se profile.

¤


L'ombre s'étend le long de son corps sinueux. Il me dit: "qui n'aime pas ne peut nourrir".

¤


Fumée vaporeuse languit dans les jointures de ma libido. Les cerises sont vertes. Je répéte, les cerises sont vertes.

¤

Eléonore tisse les manteaux de l'hiver. Il est loin le voyage de la chimère. Ecran vague. Superbe exangue. L'eau circule sur les chemins ruisselant des certitudes.

¤


Souterraine est la fuite. De grotte en grotte, les lacs circulent. Eaux vives et chantantes d'un espoir corrompu. Les petits poissons divaguent.

¤


Les enfants baignent dans la fureur de l'adulte incomplet. Complaisance tacite. Il est urgent de rendre les stigmates de l'oppression à la décadence humaine.

¤


Le jardin se cultive dans l'alcôve orgiaque d'une venelle. Les plants de la sollicitude grandiront dans le corps de leurs ancêtres. Il fait nuit dans le présent eternel.

¤


Il faut rompre. Briser l'enfer qui nous encercle dans l'ombre épaisse. L'atmosphère se fait lourd. Fustigeons encore les ripailles de nos errances. Ivresses contournées au carrefour du chemin épineux. Il faut rompre.


¤

Il ne suffit pas d'être brillant et sauvage pour plaire au monde. Le monde aime le terne, le gris et le modéré. Instinct grégaire. Je voudrais une île pour élever l'enfant.


¤

Il est beau le temps.
Je suis dans l'air.
Vol de nuit.
Il est beau.

¤


Je nage dans une sorte d'osmose intergalactique, sidérale et sidérante.
Y'a des jours comme ça.

¤

Le ventilateur de mon portable s'énerve.
Il est temps de l'éteindre.
Clic.


¤

Nuit.
Un hibou sur la branche.
Deux pies au nid.
Combat.
Le nid est vide.
Jour.

¤

Lune noire
Les graines germent
L'espoir arrosoir
J'ai semé à tous vents
Le lièvre court dans la plaine

¤


Sur un air corrosif, je tente l'aventure vers cet autre. Humeur tapageuse. Ryhtme suffrané. La giffle cinglante a manqué sa cible. L'ineptie nous gagne.


¤

La majorité fera toujours la chasse à la sorcière.
C'est ainsi et irrévocable.
La minorité se tait.
Les moutons bêlent.
Les loups grondent.
L'histoire se répète.

¤

L'acacia est en fleur. Odeur sucrée.
Les oiseaux gourmands sautent de branches en branches. Sereine.Un jour esperance.

¤

Subir.
Encaisser.
Je n'appartiens pas au monde.

¤

Matin, ruine
Les stigmates d'une nuit tourmentée
Air humide
Voile de brume sur le cimetière
Errance d'une nuit bruyante
Les morts renaissent sur les feuilles des arbres
Verte saison, esperance obscure
Matin, edifice


¤

Voile de nuit
M'habille
Manteau d'hiver
S'effondre
La corolle
ouverte
J'attends ma délivrance

¤
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Publié dans Dérives

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A
Vraiment épatant ! plein de choses à retenir ...en plus c'est drôle j'ai le même carnet que celui de gauche dans l'illustration !
Répondre
L
<br /> Comme quoi le hasard...<br /> Oui, j'aime bien prendre des notes, des passages de tête comme je dis des fois...<br /> <br /> <br />