Rêve diurne
De la lumière ne sort rien de vraiment bon, à part la nuit. L'écume disperse toujours les vapeurs des machines. Les bruits forment des girouettes dans les mémoires. Une écriture sur son carnet et les chiens qui aboient. Le monde tourne comme tous les matins, les cercles se divisent dans des demi-lunes. Sur l'échelle de l'événement, la forme d'un tableau obsolète. Un livre ouvert au hasard cependant devine une nuit profonde. Splendeur d'hiver se profile dans un éclair d'azur. Une mince ligne de lumière à l'horizon et le phare des lanternes qui illumine la rue.La pluie battante, sur une barque, il vogue dans sa solitude, l'océan d'un visage couronné, il cherche le pont qui rejoindra une rive, une terre, un îlot peut être.Le rêve ne dit pas s'il s'en sort. La nuit reste implacable et froide. Le feu s'éteint et la braise rouge n'éclaire plus les quelques perspectives d'espoir. Il s'endort au bras de ses dérives.
Publicité