D'une destination à l'autre
Il monte les marches, lentement. Un liquide noirâtre aux fond des yeux, à l'abri des ombres délirantes. La fin d'un monde se profile. Les substances se racornissent. Il espère la délivrance au fil de ses amours. Cavités éthérées. A l'échancrure de son destin, le marque page de la solitude. Nous sommes seuls, même dans l'autre. Les signes nous entraînent là où il n' y a pas d'histoire.La chance d'un héritage au carrefour des passions. Un amant dégoulinant dans ses spectres hurlant. Le gouffre dans la fêlure. Partir sans un mot, la condition ruisselle sous une pluie chaude. La beauté dans les visages croisés, un miroir si parfait. Le train de nuit balaye les idéaux. Le départ jamais loin de l'arrivée. La balance sublime les damnés de la terre. L'avènement du livre laisse poindre une marque temporelle. Le primordial au coeur de l'esprit. Ne sommes nous pas constitués d'une même nature ?
L'origine.
Les temps modernes arriment des rivières de lumière. Les faisceaux meurent de lassitude au bout du chemin. Mourir sous l'amertume d'une absurde chevauchée. Les femmes harponnent les fous dans des langages diluant l'échine humaine. Au couloir du condamné, la grotte du prochain passager. Une vie pour une autre.
Publicité