Au bal des friches
Dans un champ de fleurs, je cours, je cours, sans savoir où aller. Puis l'espace s'agrandit, devient illimité, il m'absorbe, me consume. Plus j'avance, plus il grandit. Derrière, le vide, rien sur quoi s'accrocher. Les fleurs sont fanées.J'ai des envies de ciguë aux prémices de l'avide. Une grande envolée, une échappée belle, un glissement de terrain. Je passe mon temps à ouvrir et fermer la porte. Les courants d'air lèchent mes paupières clauses. Éteindre la lumière, disparaître dans des voluptés assiégés de sens.
Les arbres jaunissent, j'avais écrit "les sabres". Étranges sabres jaunes, feuilles au vent tourbillonnent au désert de l'hiver.
- poupées gigognes de mes vies s'emboîtant parfaitement -
J'ai des envies de myrtes vertes au bal de vénus, une couronne dans mes cheveux à taches de rousseur. Un rythme au coeur, battement régulier d'une vie dans mon sein.
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