
Dans les péninsules d'hiver se trament des discours meurtriers. Les terres se baignent dans le sang et le terreau fume. Que deviendra le printemps ? D'un bout à l'autre de la terre gronde l'international putride. Un monde sans émoi, une matrice de matière sans raison. Trop ici, pas assez là-bas, un équilibre en dents de scie.
Puis plus rien ne traverse l'esprit. Tout est fade, même l'amour. Un tas organique et digestif. Le cerveau, une mandibule d'actualité. Les sens se bouchent et j'éternue des idées noires.
Cette nuit, j'ai rêvé d'asticots.