Incrustation du rêve
Je regarde vos fantômes. Je revois vos larmes et votre difficulté à accoucher de vous-même. Vous serrer dans mes bras comme une mère affectueuse. Observer votre fêlure pour colmater et panser. Mon héros des temps modernes. Ces liens qui vous retiennent, cette part tellement visible, tellement à vif. Fêlure, Ô douces fêlures.
Le ciel descend sur la terre ce matin, brouillard épais. Demain, vous me rendez visite, deux semaines à inventer, à vivre. Oui, vivre enfin, tisser ces nouveaux liens, ces nouvelles chaînes. Je me suis souvent demandé s'il était possible d'aimer sans accroches. Je n'ai jamais su retenir, je n'ai pas voulu, subissant tous ces abandons comme des gifles cinglantes mais salutaires, ce n'était pas eux, pas maintenant. Puis le temps répare tout, même l'irréparable. J'ai morcelé mon coeur sur tant de terres que son évanescence est libre de toutes matières, mes viscères.
Je m'en vais mettre de l'ordre dans mon intérieur. Jeter les poussières et classer les souvenirs, les créations.
Un vrai chantier. Quand j'aurai terminé, vous aurez la place que je vous dois, mon accoutumance.
Le ciel descend sur la terre ce matin, brouillard épais. Demain, vous me rendez visite, deux semaines à inventer, à vivre. Oui, vivre enfin, tisser ces nouveaux liens, ces nouvelles chaînes. Je me suis souvent demandé s'il était possible d'aimer sans accroches. Je n'ai jamais su retenir, je n'ai pas voulu, subissant tous ces abandons comme des gifles cinglantes mais salutaires, ce n'était pas eux, pas maintenant. Puis le temps répare tout, même l'irréparable. J'ai morcelé mon coeur sur tant de terres que son évanescence est libre de toutes matières, mes viscères.
Je m'en vais mettre de l'ordre dans mon intérieur. Jeter les poussières et classer les souvenirs, les créations.
Un vrai chantier. Quand j'aurai terminé, vous aurez la place que je vous dois, mon accoutumance.
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