Incrustation du rêve

Publié le par LuNa A

Je regarde vos fantômes. Je revois vos larmes et votre difficulté à accoucher de vous-même. Vous serrer dans mes bras comme une mère affectueuse. Observer votre fêlure pour colmater et panser. Mon héros des temps modernes. Ces liens qui vous retiennent, cette part tellement visible, tellement à vif. Fêlure, Ô douces fêlures.

Le ciel descend sur la terre ce matin, brouillard épais. Demain, vous me rendez visite, deux semaines à inventer, à vivre. Oui, vivre enfin, tisser ces nouveaux liens, ces nouvelles chaînes. Je me suis souvent demandé s'il était possible d'aimer sans accroches. Je n'ai jamais su retenir, je n'ai pas voulu, subissant tous ces abandons comme des gifles cinglantes mais salutaires, ce n'était pas eux, pas maintenant. Puis le temps répare tout, même l'irréparable. J'ai morcelé mon coeur sur tant de terres que son évanescence est libre de toutes matières, mes viscères.

Je m'en vais mettre de l'ordre dans mon intérieur. Jeter les poussières et classer les souvenirs, les créations.
Un vrai chantier. Quand j'aurai terminé, vous aurez la place que je vous dois, mon accoutumance.
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
j'avais déjà vu ta question, sans savoir si elle était vraiment posée... ceux qui colmatent et pensent, là-haut,premier paragraphe.. mais peut-être t'entends-je de façon trop littérale ?? ;-)
Répondre
L
<br /> P'tet ben que oui, p'tet ben qu'non ^^<br /> <br /> <br />
G
j'ai vu votre compo à 4 mains , vraiment bien !! J'y connais rien ,  mais  pour  moi , je crois que c'est un de tes meilleurs texte  ;
Répondre
L
<br /> Je ne suis pas sure que tu ais lu tous mes textes mais merci quand même <br /> <br /> <br />
C
c'est beau... enveloppant et ouvert, je m'y sentirais en sécurité dans ces bras là..
Répondre
L
<br /> Merci complexus !<br /> <br /> Mais à qui sont ces bras ?<br /> <br /> <br />