Un chignon dans le bouillon
Aller au bout des mots, ranger l'indescriptible dans un beau cadre. Remplir le vide dans des croches muettes. Les sens chiffonnés par la nuit passée. L'hiver au rencard, le printemps s'agite dans la marmite. Bouillonnement d'un plat à l'étuvée. Vapeurs froides, peaux érectiles, les pores montent. Frisson. Décrire, décrier puis peindre par touches incolores le tableau d'une naissance.Au trépas de nos silences, l'arpège d'une mélopée tactile. L'écho d'une glissière sur ma peau. Les fièvres aux murs de chine, ombre se balance au plafond de nos ardeurs. Stupeurs des sentiments. Je voudrais chanter, danser dans une ronde vive. Les plis de ma peau sur la brûlure. Strates dessinent des sillons. Terre creusée, lavée. Ruisselle la pluie des odeurs. Ranger, déplier, planter des iris en bordure de fleuve. Papillonner, écervelée.
Deux enfants scrutent le ciel les pieds dans l'être. Loin de toutes les facéties d'un monde. Au delà, une menthe à l'eau dans le regard :
"je croyais, petite fille, qu'en regardant le ciel pendant des heures, mes yeux deviendraient bleu".
Divagations
Tergiversions
Abnégations
Stop.
Je reprends le fil de la trame, donner du sens à tout ça, trouver un titre joueur. Ludique obsession du bateau ivre. L'esprit dérive encore, malgré les branches mortes.
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