A l'ombre des oripeaux
Elle avait dans ses tripes un noyau dur. Une pierre de sel irradiant des humeurs dans la vague. Elle baignait dans ses eaux, celles-là même qui l'avaient engendrée. Elle avait une douleur à vivre, une douleur lancinante dans les viscères. Elle passait les portes sans trop comprendre le cheminement. Elle passait. Le voyage dans un laps de temps entre deux entrées, deux sorties. Passeuse de rêves, de trêves.Elle revient au présent.
Temps de l'être.
Temps de l'espace.
La présence dans sa conscience.
Au centre, un nombril interne,
Manne énergétique de l'orgasme.
Les sexes des géants de la terre, fertile oraison.
Une petite mort au diapason sonore.
Ô râle prophétique.
Elle lance des éclairs de lucidité sur les joyaux enfouis. Une pépite au bout des doigts, richesse pour l'anti-matière.
Ne plus palper mais tenir dans ses sens l'inestimable ressource de ses organes.
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