Sourcière
Une hélice dans le café. La tête tourbillonne dans des symphonies désaccordées. Danse dans la lenteur du temps qui passe. Au ralenti, je m'élance vers ces jours de renaissance. J'ai des envies de vaisseaux pris dans les rapides. Tumultes et courants, Je m'envole loin de l'ineptie des dogmes. Rompre, encore et encore l'habitude.Sentir mon corps dans la vibration cosmique, retrouver la nature qui me compose.
Femme !
La terre s'abreuvera à nouveau du sang nourricier de mon sexe. Danser avec la lune, jouer une vie pour une mort. Sentir mon noble pouvoir, redevenir prêtresse, guérisseuse. Pointer les failles du doigt pour panser, colmater. Révéler l'être au plus profond, en eaux troubles. Le faire émerger en arrachant les masques, ces menteurs. Faire jaillir les sources et bénir la justesse d'une place.
Et enfin, embrasser la vieille, mère de la connaissance.
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