Si j'étais

Publié le par LuNa A

http://farm1.static.flickr.com/136/329286358_1b1030dc2e.jpg?v=0Si j'étais un instrument : violoncelle. Ma caisse résonance clamerait son agonie. Les vibrations entre les jambes de mon maître. Son corps tout tremblant. L'union de deux expressions. J'envelopperais son âme d'un manteau de son rauque. Battant en cadence les pulsations de son coeur. Puis j'irais mourir dans mon étui, comme un linceul. Son désir de me rejouer serait ma délivrance.

Si j'étais un insecte, je serais une mouche. Je me nourrirais de vos déchets. Eboueuse de vos cauchemars. Je volerais autour de vous, attirée par vos odeurs de sueurs. Je ricanerais de vos tapettes obscures. J'assainirais votre environnement. Vous me détesteriez en tournoyant.

Si j'étais un fruit, je serais une tomate. Verte, on cueillerait mon corps pour une douce rougeur. Le soleil pénétrant mes pigments. On me croquerait rouge de pudeur. J'agrémenterais les plats d'été.

Si j'étais une planète, je serais la lune. Pénétrée par le soleil les jours d'expansion, puis abandonnée à mon sort les jours de renouveau. Un va et vient cosmique. Une harmonie parfaite. Immuable. Les cycles en oraison. Je voyagerais sur les océans pour un ras de marée sidérale. J'irais chercher les démons, la nuit. Les esprits creuseraient des sillons immenses pour semer le fruit de la connaissance. Je serais l'amante de Pan. Dieu fertile. Je me couvrirais de sa toison blanche. Puis je céderais la place à l'aurore. Celle qui fait naître l'espoir du jour.

Si j'étais une saison, je serais le printemps. Jaillissant de l'hiver pour renaître nouvelle. Parfumant les chemins des badauds. Jetant des sorts aux amoureux éphémères. Le temps d'une fécondation. Donnant le fruit de l'été à venir. Jeune et fraîche, je damnerais tous les faiseurs de vers. Je chanterais les couleurs pastelles et tendres d'un amour prometteur. Je danserais la brise légère. Me frottant lentement aux feuilles tendres des arbres neufs. Les oiseaux chantant mon retour sur la branche vierge. J'effeuillerais la marguerite. Vénus, ma déesse. Je serais l'espoir après le désespoir. La renaissance de la création.
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Publié dans LuNa A : Calligrammes

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G
Si l'on me posais la question de savoir qui j'aimerai être.... je crois que je répondrais  moi même tout simplement. Tout être est unique et vouloir ressembler à une autre chose ou à une autre personne ne me semble pas être la solution pour traverser l'instant de vie qui nous est offert de façon sereine.Je reviendrai...bon week end
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L
<br /> En fait ce n'est pas une question, juste une façon d'exprimer à travers l'objet ce que nous (je) sommes. Donc, non, je ne veux ressembler à personne d'autre que moi-même. Quant à la façon<br /> d'appréhender la vie, je pense qu'elle est propre à chacun... pas forcément envie d'être sereine...<br /> <br /> A bientôt alors.<br /> <br /> <br />