Une cellule

Publié le par LuNa

Une boule interne ne me quitte plus. Dans une semaine, la panique envahira mes membres, progressivement jusqu'à cet instant tant attendu et redouté. Cheminer, nous allons cheminer vers nous, nous toucher enfin, poser mes lèvres sur vos lèvres. Boire les yeux grands ouverts.
Fera t-il beau ?

Sommes-nous réels ? Voilà deux mois que nous nous aimons passionnément, deux mois que nous nous découvrons chaque jour un peu plus. Êtes-vous réel ?

Le désir entre mes cuisses ne cesse de grandir. Une pieuvre douloureuse étire ses longues tentacules dans le bas ventre. Mon coeur s'accélère, votre image sourire.

Une réserve. Émettre une réserve. J'envie votre raisonnable distance, je n'ai pas cette force. Mon désir se veut incontrôlable, contrôler quoi ?

Une distance nous sépare, un espace tellement immense. Et ce pont virtuel qui nous rapproche un peu plus chaque jour. Et ce pont virtuel qui coupe l'espace et le temps. Suspendus, nous nous visitons.
Notre monde contemporain est si étrange, les rapports vers l'autre ont tellement évolué. Si l'on m'avait dit qu'un jour je passerais tout mon temps avec l'amour derrière un écran, je ne l'aurais pas cru. Amour étranger.

Une semaine me sépare de vos bras. Le temps se ralentit et mon corps souffre.
J'ai tellement brûlé, mes cendres s'éparpillent au moindre soupir, à la moindre brise. Que va t-il rester de moi après nous. M'aiderez vous à reconstituer le puzzle ? M'aiderez-vous mon tout doux ? Ou bien serez-vous la tempête qui m'achèvera?

Je voudrais être une île, un lieu de repos, une station balnéaire.
Je vous aime dans chacune des cellules qui vous composent.
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