Douce icône de l'ombre
Aujourd'hui est une douceur. Vous n'êtes pas là, mais là. Dans ce petit point tenace. Votre présence est un tremplin. Reine dans notre royaume, je trône. Je reprends goût à la vie. Je sens en moi, un nouveau souffle. Est-ce vous le responsable de tant de bonheur ? Ou simplement l'été qui m'enrobe d'un renouveau prometteur ? Je ne sais, peut être les deux. Vous êtes là.
Je veux faire table rase de mon passé et inventer autre chose. Jeter toutes mes anciennes traversées, tous ces tourments. Evacuer, je sais faire.
Chaque jour qui passe à vos cotés est une reconstruction interne et profonde. Je me sens renaître plus nouvelle que jamais. La lune aidant, cycle salvateur. Nous sommes dans un rêve, un merveilleux rêve.
Et cette distance qui nous sépare, cette terrible distance qui nous éloigne. Et vous qui me rassurez sur tous ces points en pensant qu'il y aura bien une solution, que nous trouverons bien un moyen de pallier cette distance, ces manques, ces absences à venir.
Que deviendrons nous quand nous aurons gouté nos chairs? Quand nous nous aimerons vraiment, quand l'odeur, la peau, le regard et tout ce qui nous compose sera consommé ?
Tant de questions qui ne servent à rien.
Nous devrons profiter, vivre l'instant.
Toucher ce point qui nous unira pour la première fois.
Demain sera beau.
Hier soir.
Vous remuer, vous chercher, toucher vos ombres dont vous ne voulez pas entendre parler. Exorciser les tourments qui vous enchaînent et que vous croyez à l'origine de votre création. Vous verrez qu'il n'en est rien. Les tourments ne sont pas les moteurs de la création. Le feu sacré est ailleurs. L'ombre de l'inconscient est si épaisse. Rien ne peut être totalement abscons. Ne sommes nous pas des chercheurs d'ombre et de lumière?
J'aime nos échanges, nos complices échanges. Je me sens si proche de vous et pourtant tout semble nous séparer, c'est étrange. Une terre inconnue. Je n'y croyais plus.
Le temps nous modèlera. Corps d'argile, terre, eau et soleil. Nous sommes des êtres lumineux, de ceux qui regardent au delà. Je le sens ainsi. Moi, la sorcière. Celle qui invite à la recherche. Et vous l'incroyant.
Nous me faisons rire, sourire.
Vos craintes. Votre peur de l'inconnu. Ça me plaît de vous savoir dans une légère crainte de ma personne. Cela me confère une certaine jouissance. Je vous crains aussi, mon scorpion adoré. Je sais le pouvoir de votre terrible dard, votre carapace noire, obscure. Je veux vous pénétrer entièrement, je veux qu'il en soit ainsi pour vous aussi. Sentir votre piqûre en moi. Mourir à chaque assaut, puis renaître dans votre bouche que j'imagine délicieuse. Sentir votre langue s'immiscer partout sur moi, chercher, parcourir ma terre. Puis à mon tour vous pourlécher le corps dans ses moindres recoins. Me sentir inondée de votre semence. Un petit ruisseau tout chaud entre mes jambes. Danser, vivre enfin dans l'envergure de vos bras. Je m'emporte, m'emballe. Je suis ainsi.
Je pourrai passer des heures à écrire sur vous, sur nous. J'y prends un plaisir insoupçonné. Je me sens avec vous dans ce monologue que vous lirez à votre retour. Je vous attends. Je vais faire un tableau. Une envie de nous figer dans ma création. Je vous baise mon tendre amour.
Je vous devine.
Je veux faire table rase de mon passé et inventer autre chose. Jeter toutes mes anciennes traversées, tous ces tourments. Evacuer, je sais faire.
Chaque jour qui passe à vos cotés est une reconstruction interne et profonde. Je me sens renaître plus nouvelle que jamais. La lune aidant, cycle salvateur. Nous sommes dans un rêve, un merveilleux rêve.
Et cette distance qui nous sépare, cette terrible distance qui nous éloigne. Et vous qui me rassurez sur tous ces points en pensant qu'il y aura bien une solution, que nous trouverons bien un moyen de pallier cette distance, ces manques, ces absences à venir.
Que deviendrons nous quand nous aurons gouté nos chairs? Quand nous nous aimerons vraiment, quand l'odeur, la peau, le regard et tout ce qui nous compose sera consommé ?
Tant de questions qui ne servent à rien.
Nous devrons profiter, vivre l'instant.
Toucher ce point qui nous unira pour la première fois.
Demain sera beau.
Hier soir.
Vous remuer, vous chercher, toucher vos ombres dont vous ne voulez pas entendre parler. Exorciser les tourments qui vous enchaînent et que vous croyez à l'origine de votre création. Vous verrez qu'il n'en est rien. Les tourments ne sont pas les moteurs de la création. Le feu sacré est ailleurs. L'ombre de l'inconscient est si épaisse. Rien ne peut être totalement abscons. Ne sommes nous pas des chercheurs d'ombre et de lumière?
J'aime nos échanges, nos complices échanges. Je me sens si proche de vous et pourtant tout semble nous séparer, c'est étrange. Une terre inconnue. Je n'y croyais plus.
Le temps nous modèlera. Corps d'argile, terre, eau et soleil. Nous sommes des êtres lumineux, de ceux qui regardent au delà. Je le sens ainsi. Moi, la sorcière. Celle qui invite à la recherche. Et vous l'incroyant.
Nous me faisons rire, sourire.
Vos craintes. Votre peur de l'inconnu. Ça me plaît de vous savoir dans une légère crainte de ma personne. Cela me confère une certaine jouissance. Je vous crains aussi, mon scorpion adoré. Je sais le pouvoir de votre terrible dard, votre carapace noire, obscure. Je veux vous pénétrer entièrement, je veux qu'il en soit ainsi pour vous aussi. Sentir votre piqûre en moi. Mourir à chaque assaut, puis renaître dans votre bouche que j'imagine délicieuse. Sentir votre langue s'immiscer partout sur moi, chercher, parcourir ma terre. Puis à mon tour vous pourlécher le corps dans ses moindres recoins. Me sentir inondée de votre semence. Un petit ruisseau tout chaud entre mes jambes. Danser, vivre enfin dans l'envergure de vos bras. Je m'emporte, m'emballe. Je suis ainsi.
Je pourrai passer des heures à écrire sur vous, sur nous. J'y prends un plaisir insoupçonné. Je me sens avec vous dans ce monologue que vous lirez à votre retour. Je vous attends. Je vais faire un tableau. Une envie de nous figer dans ma création. Je vous baise mon tendre amour.
Je vous devine.
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