Elle connait la chanson

Publié le par LuNa

La douceur de la mort échafaude des plans sur le coin des lèvres. Déterminée à rentrer dans l'exergue du refuge. Le mal de vivre, loin de ton souffle chaud, enivre. Dragons de Chine se promènent de rives en rives. Les murs se rapprochent et entonnent des mélodies faciles. C'est dans sa robe noire des vêpres qu'elle entend un appel au loin. Sordide écho. Résonance tacite. Se boucher les oreilles et continuer sa lancée. L'humeur de la petite place sur le premier venu. Les reins se balançant dans l'attente transfuge. Il peut écrire des lettres de jade, se trainer dans la poudre lancinante d'une plaie. Le sein jeté au sort des oraisons laiteuses. La tête collée sur la bouche matricielle. Elle se couche dans son lit d'herbe roussi. Dort jusqu'au prochain battement. Les rides se creusent au vent du temps. S'échappe la brume d'une caresse sur l'esprit. L'obéissante ne s'accroche plus. Volontés de sa course folle. La main se balance mollement, enchevêtrement de ses ripailles dionysiaques. La queue raide comme une saillie. Laide altitude retourne à la chimère. Elle dépoussière et recommence, la rengaine du coin de ses vertus. Il bluffe le magicien. Les cheveux se coupent et se défrichent. Les racines à midi. Il est minuit. Une étoile dansante se pose sur son corps. Doux réveil, son salvateur. Elle renait, la ritournelle.

 

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Publié dans Dérives

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