Le nuage c'est une autre histoire

Publié le par LuNa

Il était une fois... les histoires commencent toujours par il était une fois.
Un nuage.
Un nuage plus étrange que les autres.
Déjà que les nuages sont étranges mais celui ci je ne vous dis même pas, un truc tout bizarre.
Mais ce n'est pas de ce nuage dont je vais vous conter l'histoire ce soir
même si sa couleur me laisse encore toute frémissante et orgasmique.
Il était une fois donc une histoire de bêtes.
Une histoire toute rigolote.
Une histoire de faisan et de chien et de vibrisses et d'écharpe et d'une aurore.
Aurore...
Une si belle espérance.
Le début.
Le faisan se promenait avec tout son panache.
Vous connaissez la fierté des faisans ?
Avec leur queue multicolore
MAGNIFIQUE
Un faisan quoi...
Il se promenait et picorait fièrement dans les herbes grasses d'un pré
Il cherchait des vers
Si tôt le matin...
L'aurore pointait son nez avec son écharpe sombre
stries aux couleurs panachées...
Le faisan aimait rivaliser avec l'aurore
Fier et orgueilleux
comme tous les faisans le sont...
Mais c'était sans compter sur la présence au loin d'un chien sauvage et affamé
Un chien terrible avec des crocs acérés et cruels
Les vibrisses toutes frisotantes
Des vraies moustaches de chien sauvage
Il avait flairé l'odeur de cette volaille fière et orgueilleuse... comme le sont tous les faisans.
Il faisait sec dans la prairie
Ses pattes étaient bien sèches et ses griffes terribles et effrayantes
n'importe quel faisan en aurait perdu ses plumes de peur
Il se dirigeait vers sa proie qui tranquille et fière et orgueilleuse comme tous les faisans le sont continuait à chercher des vers dans l'herbe grasse et gonflant son torse pour rivaliser avec l'aurore.
Il s'approchait, il s'approchait le chien était tout proche...ses vibrisses frissonnantes de gourmandise.
Il se fit tout petit dans l'herbe.
Il se moquait bien de rivaliser avec l'aurore, lui.
Il avançait.
Soudain, le faisan sentit une présence.
Une ombre au loin... une ombre inquiétante.
Épaisse.
Frémissante.
Il en oublia même de gonfler son torse en jabot.
Il déploya ses ailes et prit son vol.
Le chien déçu et affamé se mit à hurler à sa proie puis à l'aurore.
On aurait dit un hurlement de loup
Moralité...
Justement, Il n'y en a pas...
Le loup est mort de faim à l'aurore
et le faisan continue aujourd'hui à faire son fière en gonflant son torse à l'aurore
en mangeant les vers
grignotis grignotons...mon histoire est terminée.

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Publié dans Les contes de la lune

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