Moulage

Redondance. Les mots s'empreintent de rouille. Partir, libérer l'amas interne de sens en décomposition. Pointer l'absurde d'une pensée éphémère. L'hiver incruste son ancre plus profondément dans les chairs. Un flux sanguin s'échappe comme une source joyeuse. Et pourtant, le mouvement continue son incessante course. Un cercle, une ronde infinie. Les saisons en guise de couperet. Trompeuse accalmie d'un soleil chaque jour plus brillant.
Le monde va changer.
Mais le monde se moque bien de la fourmilière besogneuse.
Le monde court, galope, et tranche à coup de sabre de sort.
Rien n'existe dans le coeur.
Invention et conditionnement.
Chacun à sa place... ou presque.
Une place.
Rien n'existe, même pas ce corps se promenant dans l'abysse des émotions.
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