Tempérance
De drôles de pas fusionnent dans les tiens. Suivre l'embardée des bateaux échoués. L'histoire scrute des horizons fermés. Quelques mots pour cadrer l'absolu. Tu voudrais ranger tous ces codes, symboles déchus, dans des placards fermés à double tour. Plus rien n'est vrai. Les sens se momifient et les linceuls dérivent dans des vaisseaux absurdes. Tu voudrais, Ô tu voudrais tant qu'ils se souviennent ! Mais qui sont-ils ces fantômes harpons? Ne sommes nous que des passages, des transitions ? De matière en matière, l'esprit se polit, roche, galet, revenir.Nomade ! Ne pas se figer dans l'espace, tuer le temps assassin. Des ordres venus d'on ne sait où, prérogatives amères. Des blizzards en été, puis l'écrin d'une perle. Un coquillage, fossile vide. Tu reviens.
Ton sexe brûle et les pores de ta peau, érectiles, un à un, captent tes rêves.
Tes prunelles sombres absorbent la lumière. Soif, famine, mouvement, sève. Butiner, remplir, revenir.
Un sillon creusé, coïncidence, te dévie, t'avale, un boa d'argent. Ton sel s'échappe, ton eau s'évapore, de nuages en nuées, la terre, ce buvard.
La pression souterraine, veine sanguine, éclate dans ton berceau.
Source jaillit Ô surprise !
Reviendras-tu ?
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