Artifice

Dans le ventre, la matrice, elle respire des volutes d'opium. Une impression de sécurité, séduction d'un artifice, d'une vie voilée dans le rêve. Elle se souvient d'être belle, d'être à peine de chair. Son corps semble dissout dans les alcools d'éther. Il la plante, là, le glaive au coeur. Il l'a reconnu, sa poupée de cire, celle qui fondra délicieusement sous ses assauts. S'implanter en elle, se fondre dans sa grotte moelleuse et chaude. Elle ne bouge plus.
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