Sur la plage abandonnée
Vous dormez à mes côtés. La courbe de votre dos sous la couette frissonne en rythme. Expiration, inspiration. Je vous observe, ingénue. L'excitation apaisée, mon entrejambe humide et votre semence plantée en moi. Expiration, inspiration. Votre coeur, un tambour. Une sorte de musique naturelle, une cadence, accélération après vidange d'une érection puissante. La douceur de mes lèvres sur votre peau de sexe, ce goût amer et légèrement iodé. L'amour, cet océan immense, cette plage et arythmie des courants. Les embruns et la houle tonifiante.
Je jubile de vous écrire ces mots en vous sachant vulnérable et transis à mes côtés, le matin, après le café et ses sorts de la nuit. Nos rêves à peine éteints. Je vous devine voguant à nouveau dans les profondeurs dont l'empreinte se cache dans vos pupilles vertes et brunes, couleur fond d'émeraude.
Je pense à notre chemin, à tout ce fichu chemin pour vous sentir là, dans ce quotidien si pesant. Et pourtant, toute cette volonté à goûter notre bonheur, à nous fondre sans nous perdre. Ressentir le moindre espace dans la brèche. Nos rêves fous et nos désirs absolus. Il est si doux de vous baiser, de vous tenir, de vous colmater dans vos plaies. J'ai de la force, de l'envie de vivre pour mille. Je m'écharnerai à construire un vaisseau digne de nous, notre tribu. Mon amour propre grandissant comme le vent des tempêtes. Mon estime, mes espérances, mes naufrages, car il est bon de sombrer en toute confiance, avec sérénité. Oui, vraiment, la vie avec vous me comble de jour en jour, l'horizon s'étend dans des volutes d'opium. Je suis ivre de vous et de nos chimères.
Je jubile de vous écrire ces mots en vous sachant vulnérable et transis à mes côtés, le matin, après le café et ses sorts de la nuit. Nos rêves à peine éteints. Je vous devine voguant à nouveau dans les profondeurs dont l'empreinte se cache dans vos pupilles vertes et brunes, couleur fond d'émeraude.
Je pense à notre chemin, à tout ce fichu chemin pour vous sentir là, dans ce quotidien si pesant. Et pourtant, toute cette volonté à goûter notre bonheur, à nous fondre sans nous perdre. Ressentir le moindre espace dans la brèche. Nos rêves fous et nos désirs absolus. Il est si doux de vous baiser, de vous tenir, de vous colmater dans vos plaies. J'ai de la force, de l'envie de vivre pour mille. Je m'écharnerai à construire un vaisseau digne de nous, notre tribu. Mon amour propre grandissant comme le vent des tempêtes. Mon estime, mes espérances, mes naufrages, car il est bon de sombrer en toute confiance, avec sérénité. Oui, vraiment, la vie avec vous me comble de jour en jour, l'horizon s'étend dans des volutes d'opium. Je suis ivre de vous et de nos chimères.
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