Le monument des lèvres closes
Alors tu oublieras la lune et les étoiles.Ta mémoire formera le cercle sous des reflets de salive débitée. Dans ce brouillard, tu entonnes l'espoir d'un chant marquant des ondes sous les ponts. Le relief bigarré d'un fil dans le labyrinthe. Les tombes s'abreuvent du sang des mortels et Ariane guide tes pas chancelants.Dans ton chaudron de sorcière, le poison bouillonne. Tu sens la splendeur de l'hiver, un éclair dans l'azur et tu t'endors. Belle au bois dormant, à l'ombre des statues, attend le baiser salvateur.
C'est dans l'angoisse de quelques rêves, qu'elle se sait la proie de l'ombre. Le chant devient une litanie pour les mendiants d'amour. Ils errent au fond des strates de temps. Tu sens le poids de son corps sur le tien. Ton trouble et la douleur de la brulure interne engendre un monde nouveau. C'est au coeur d'un incendie impromptu que tu balances ta nostalgie. Demain tu t'éveilleras aux incantations prononcées.
Sur ta couche, les restes d'une nuit rêvée. Le jour t'appelle comme une fleur de silence. Tu t'ouvres aux rayons d'un soleil protecteur. Tu ne sais plus d'où te vient ce goût pour les flammes. A vif, l'esprit s'évapore dans les voluptés d'une petite mort.
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